Plus que jamais, restons vigilants ! Les forages en Lorraine ont commencé…

source: les amis de la terre

Si vous croyiez que la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique avait éloigné la menace des forages et des pollutions de l’eau, de l’air et des sols du territoire français, nous vous invitons à aller faire un tour en Moselle cet été.

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En effet, le sous-sol mosellan contient du gaz de couche, un « cousin » du gaz de schiste. Le gaz de couche est souvent confondu avec le grisou, bien connu des mineurs, un gaz qui circule librement dans les anciennes mines de charbon et qui doit être récupéré pour éviter fuites et accidents. A l’inverse, le gaz de couche est contenu dans le charbon, dans des zones très profondes (1000 à 4000 m) qui n’ont jamais été exploitées. Pour le récupérer, il faut pomper de l’eau, déjà présente ou qu’il faut injecter puis séparer du gaz. Autrement dit, de très petits volumes de gaz de couche peuvent …
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Le gaz de schiste américain débarque en Europe

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La scène était parfaite pour l’arrivée de l’Intrepid. Dans un fjord norvégien aux eaux translucides, sous un ciel bleu immaculé, le vaisseau de 180 mètres de long a terminé, mercredi 23 mars, sa traversée de l’Atlantique. En accostant au terminal de Rafnes, au sud de la Norvège, où se trouve une grande usine pétrochimique, il a marqué un moment historique : la toute première importation de gaz de schiste américain en Europe. Une véritable…

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Pétition pour l’interdiction du glyphosate en Europe

Cher Commissaire Andriukaitis,

L’Union européenne doit décider prochainement si elle souhaite renouveler l’autorisation du glyphosate, une substance active utilisée dans de nombreux herbicides. Je vous exhorte à ne pas accorder ce renouvellement.
Les évaluations scientifiques des risques ont débouché sur des résultats contradictoires. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classifié le glyphosate comme « cancérogène probable pour l’homme », tandis que l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) parvient à des conclusions différentes. Par conséquent, il appartient à la Commission de faire appliquer le principe de précaution inscrit dans le règlement CE 178/2002. Tant qu’une incertitude scientifique demeure quant aux effets du glyphosate sur la santé, la Commission doit empêcher que les citoyens européens soient exposés à un risque. La santé humaine ne peut être mise en danger. La Commission n’a donc aucune raison de ré-approuver le glyphosate.

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M. le Commissaire, appliquez le principe de précaution de façon conséquente :
– la Commission ne doit pas renouveler l’autorisation du glyphosate
– de manière générale, l’approbation de toutes les substances potentiellement dangereuses contenues dans les produits phytosanitaires doit être retirée dès lors que des informations fiables sur un risque potentiel pour la santé apparaissent
– à l’avenir, seules les substances et préparations ayant subi une évaluation toxicologique transparente et indépendante, et pour lesquelles il n’existe pas d’indication de risques de santé pour les consommateurs, devraient être autorisées comme produit phytosanitaire.

Cordialement,

Pour signer, c’est ici !

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15.000 personnes rassemblées le 28 février à Barjac

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Le retour du Gaz de Schiste – Mobilisation le 28 février à Barjac (Gard) !

Article publié dans le journal « L’Heure du Peuple »

Depuis le 28 janvier, la recherche d’hydrocarbures de schiste est à nouveau autorisée sur cinq départements (Ardèche, Drôme, Gard, Hérault et Vaucluse). Un permis avait été attribué à Total en mars 2010 puis annulé en 2011 suite à l’adoption de la loi Jacob interdisant la technique de fracturation hydraulique sur le territoire français. Mais, le 28 janvier dernier, le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise est revenu sur cette dernière décision.

Les dangers de cette méthode, consistant à injecter sous très haute pression un fluide destiné à fissurer la roche, ont été largement prouvés ces dernières années. Une étude publiée dans la revue Nature en janvier 2016 montre les risques graves pour la santé des produits chimiques présents dans les fluides de fracturation. L’observation de tremblements de terre dans l’Oklahoma en juin 2015 (35 secousses en 7 jours) a également mis en valeur les risques sismiques liés à cette technique.

Prenant acte de cette dangerosité, la loi Jacob contraint les titulaires de permis à remettre à l’autorité administrative un rapport précisant les techniques employées et abroge les permis liés à la fracturation hydraulique. Dans son rapport sur le permis de Montélimar, Total affirme ne pas y avoir recours : l’abrogation du permis, décidé en 2011, n’est donc pas conforme à la loi.

En fait, après avoir cherché à masquer la vérité en faisant pression sur l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), les industries pétrolières et gazières concentrent maintenant leurs efforts sur le développement de méthodes alternatives de fracturation qui ne sont pas interdites en France. Pourtant, aucune technique ne pourra répondre au problème central : la contribution à l’effet de serre de la combustion des hydrocarbures et son impact sur le climat, qui menace la survie même de notre écosystème.

Il y a trois mois, à l’occasion d’une COP21 plus que décevante, la France s’est engagée à maintenir la hausse des températures bien en dessous des 2° C. Les rapports de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) démontrent qu’un tel objectif nécessite de renoncer à exploiter une grande partie de nos ressources en combustible fossile. Pour remplir ses objectifs, la France devrait donc renoncer à l’exploitation des hydrocarbures de schiste et concentrer ses efforts financiers et technologiques sur la conversion écologique de notre appareil productif. La mobilisation nationale du 28 février à Barjac (Gard) est là pour le lui rappeler.

Manuel Bompard – Blog

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